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POKHARA

Le jour se lève et la brume quitte peu à peu la surface du lac. Les singes s’en donnent à cœur joie, de branches en branches, de toit en toit. Les sommets sont restés dans les nuages et ne nous salueront pas alors que nous quittons Begnas.


La mise en jambe inévitable des marches qui mènent aux bus ressemble fort à un échauffement pourtant, la partie course n’est programmée qu’au bout de la route qui nous sépare du site majestueux de World Peace Pagoda – La Pagode de la paix mondiale, construite par des bouddhistes japonais, conçue pour unir l'humanité et inspirer la quête de la paix.


Cette étape commence par la distribution des dotations dans la petite école Shree Lila School, que la Gazelle au Népal dote depuis le début de l’aventure. Les bus s’arrêtent au pied des escaliers aux hautes marches de pierre. Une route goudronnée a pris la place du chemin de terre, qu’il fallait parcourir jusqu’à présent, avant d’arriver au portail où colliers d’œillets d’Inde et tikka attendent les coureuses. Après l’hymne national, les discours de bienvenue et de remerciements, les enfants se lancent dans la danse entraînant les femmes, qui se perfectionnent de jour en jour dans les chorégraphies traditionnelles.


Il est temps de se séparer. Dans le fond de la cour, entre deux bâtiments, une petite grille ouverte permet l’accès à la colline, un chemin visiblement emprunté par les villageois pour aller de maison en maison. Nous cheminons entre jardins, étables, bananiers, grimpons sur des marches de pierre improbables pour finalement retrouver l’accès principal au fameux site touristique du Stupa. Là aussi, l’urbanisation menace et laisse présager une sorte de « Mont Saint Michel » dans les années à venir.


Le timing est serré et les randonneuses sont rapidement sur la ligne de départ qui surplombe le lac de Pokhara. Le top départ des coureuses est donné cinq minutes plus tard. Ce sera compliqué de dépasser sur ce chemin qui s’enfonce très vite dans la forêt. Une étape de trail toute en descente avant de rejoindre la vallée puis la ville. La dernière mousson a modifié le parcours et le second pont suspendu ne sera pas traversé. Des éboulements le long de la rivière impose un tracé sur le trottoir jusqu’à l’accès au parc, un spectacle certainement très étonnant pour les passants plus habitués à croiser des trekkeurs.


Voilà ! C’est la dernière étape. Elles arrivent main dans la main pour certaines. La solidarité règne jusque dans la course et l’émotion est intense pour des tas de raisons : parce que c’est la « der », parce que c’est l’aboutissement d’un projet mené depuis tellement longtemps pour la plupart, parce que c’est le dépassement de soi pour les unes, parce que c’est l’amitié pour d’autres… Une belle histoire en tout cas. Des petits mots de remerciements sont glissés discrètement à Jean-Michel pour son organisation, les yeux remplis de larmes, au moment où il remet la médaille en bois de finisher « Gazelle au Népal 2021 », gravée, cette fois, à Kathmandu.


Cette année, la Tribu s’installe, après le repas, au Lake View hôtel. Après-midi libre et soirée détente. Demain, pas de réveil à l’aube et rendez-vous à 10 h 30 au bus pour se rendre à l’aéroport de Pokhara où nous embarquerons à bord d’un avion de la compagnie Yeti Airlines, direction Kathmandu.

CLASSEMENT ETAPE 6 ET FINAL