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suivre le fleuve jusque' au grand Baobab

Cet après midi les gazelles naviguent sur le fleuve... A l' initiative de Rassoul notre logisticien, piroguier de formation, deux embarcations se sont enfoncées dans les bolongs pour contourner les mangroves à la découverte de cette vaste nature qui abrite les oiseaux du Saloum. Ce matin l' organisation initiale de la Sénégazelle a repris ses droits avec une course dont le départ a été donné tôt ce matin vers Gagué Boccar. Cette étape est surnommée l' étape du Baobab... Certes, mais lequel ? Ce parcours bien nommé suit en fait le lit du fleuve vers l' Ouest jusqu' à un immense baobab qui marque la fin des efforts des coureuses. L' étape la plus longue de cette semaine mais avec un sol « roulant » comme on dit en terme de jogger ! Dès le top crié par Jean Michel Ferron, le peloton s' est laissé glisser le long des berges de Foundiougne pour atteindre rapidement le marché au poisson tenu par les matrones de la cité. Ici on ne rigole pas avec les tarifs établis ni avec les autorisations de prises de vues. Ces dames sont véritablement "dans la place" mais ont tout de même soulevé le menton de la capture de la nuit pour regarder le spectacle de ces tuniques jaunes fluo à l' assaut de l' espace désertique qui leur était proposé. Après avoir avalé le tan jusqu' à la route qui mène à Kaolack, les premières ont obliqué à gauche vers les rives du fleuve. Tout au bout de cette longue ligne droite elles ont traversé un petit village de quelques cases où s'abritent des pêcheurs. Ces familles qui survivent là, sans beaucoup de ressources, si ce n' est leur maigre butin quotidien, se sont réveillées au beau milieu de cette file éphémère. La course a contourné les petits feux de bois où cuisaient les poissons d' un petit déjeuner grillé ou encore humé quelques instants les effluves d' un thé à la menthe promis. Le silence a alors envahi ce décor de bout du monde... Auprès des acacias déchirés par le vent d' abord, puis autour d' un troupeau de zébus squelettiques en quête d' une herbe plus verte. Dans les têtes des coureuses aussi, ce silence s 'est installé au cours d' un effort souvent solitaire. Certaines ont eu la chance d 'être accompagnées par des pompiers de la caserne de Foundiougne et leur chemin en fut sans doute plus supportable...

Le maillot jaune de l 'épreuve a ensuite libéré les enfants de l' école venus avec les parents dessiner une haie d' honneur sur le sable tassé par le sel et la brise... Les djembés et tam tam de M'Beye et Ass ont rythmé le soulagement de toute la troupe étendues sur des kilomètres avant que chacune ne puisse se reposer sous la grande plante en forme d' arbre immense.

Comme d' habitude les enfants ont conduit les filles, main dans la main, jusque dans leur école où la distribution a commencé.

Le retour fut ponctué par un stop au marché hebdomadaire local : le Louma où les noix de cajou s 'étaient déjà arrachées aux premières heures...

Là encore un spectacle vivant, tout en couleur de l'Afrique.

Demain, la course se déplace vers l' Est et campera au bord du fleuve, un bivouac auquel chacune sera prête après une soirée cinéma (projection du film de la gazelle au Népal 2015) et un défilé de mode...

Classement étape Gague Bocar

Classement général