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Le sifflement de Begnas...

 

Elles ont débarqué des chaloupes avec lesquelles elles ont traversé le lac. Les surprises s'accumulent les unes aux autres et il est difficile, sans doute, de ranger tout cela pour l' instant. L' instant, c'est bien le mot qui dirige tout comme ce conseil : profiter de chaque minute. Le lac était ridé, hier, d' une brise installée. C'est grâce à elle que la brume a levé le voile sur la nouvelle scène de la course solidaire. Dans les arbres qui ceinturent le miroir aquatique, les singes se font discrets. Ils ont sans doute laissé la place à ces sifflements continus dont on ne tardera pas à identifier la source.
Begnas Lake Resort ne se devine qu'au dernier moment, après que les barques aient négocié leur dernier virage. Avant de se poser doucement sur la berge les maisons de pierre de taille qui abritent chaque logement des gazelles s'imposent en perspective sur les terrasses de la colline.
Nous sommes installés ici pour trois jours et trois nuits, largement le temps de recharger les batteries car la troupe est fatiguée. La dureté des épreuves, les fêtes qui se succèdent avec les enfants dans les écoles et surtout l' accumulation des efforts font que cette étape sera la bienvenue.
Le metteur en scène a d' ailleurs programmé aujourd'hui des séances de massages pour celles, et ceux, qui le souhaitent. La quiétude du site invite en effet à la contemplation et à la lecture mais cette paix est rythmée par une fréquence sonore qui intrigue encore certains. En fait ce signal est émis par les insectes qui vivent ici et qui marquent leur territoire.
Ce matin, les gazelles ont gravi les 264 marches en pierre qui les amenaient au départ de l' étape de la rizière infernale. Un titre de film imaginé par le concepteur des parcours qui en dit long sur son exigence sportive. Sans doute l' une des plus belles étapes selon la majorité des témoignages entendus sur la ligne d' arrivée, les pieds dans l' eau.

Les concurrentes ont traversé des paysages incroyables. Elles se sont tout d' abord enfoncées dans la vallée ouverte sur une vaste rivière. Les pêcheurs y font là leur labeur. Arrivées au terme d' une descente affirmée et accidentée, les coureuses ont ensuite longé la berge principale qui les conduisait à l' école. Cette rive droite délimite aussi les plantations qui ne sont pas encore coupées. Les herbes hautes participaient à la beauté de cette course et le plus souvent on ne pouvait deviner que leur tête surgissant des hautes tiges jaune et dorées.
A la vue des couettes des écolières qui avaient rendez vous, ce matin à l' école, les tee shirts jaunes se rassuraient d'une arrivée imminente. C' était sans compter sur l' organisateur de la course qui souhaitait en proposer un peu plus aux gazelles. Une boucle plus tard le chemin vers l' école était terminé. Elles pouvaient alors, ravies, se donner toutes entières aux échanges avec les enfants avides de recevoir leur nouveau trousseau. Jean Michel Ferron a confirmé aux enseignants et aux parents que la gazelle au Népal reviendrait l' année prochaine.

 

Radio : la course vue par Katia Fourny

Classement après quatre étapes.