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Jeudi 11 Février.

C'est une ligne au milieu du sable qui a servi, ce matin, de balise pour le départ de cette avant dernière course de la semaine à Simal. C'est en effet au milieu de nulle part que le convoi des charrettes qui acheminaient les gazelles, au petit matin a stoppé sous les ordres du directeur de course. C' est dans l' ordre inverse du classement que les coureuses ont été libérées pour une lutte contre la montre vers le village de Faoye. Défrichée, il y a quelques années par les baliseurs de la sénégazelle, cette étape est sans doute l' une des plus belle car elle offre en son point de non retour l' incroyable décor du travail du sel. Avant que les premières randonneuses, poursuivies par les coureuses, ne parviennent aux abords de cette grande arène, les charrettes des ouvriers auront posé leur squelette au pied d' un cône blanc du précieux minerais. Les chevaux y seront invités à plonger leur museau dans les sacs d' avoine pendant que le dur labeur ne s' engage pour une bien longue matinée. Au détour des petits canaux creusés pour l' irrigation des carrés de sel, les ombres des femmes qui viennent prendre leur poste s' allongent sur le sol. La scène a choisi les couleurs d' un jeu de dame. Leurs pieds ridés dans le sable noir vont bientôt se brûler au fond des puits dont les cristaux blancs immaculés filtrent la lumière du matin. Les rouges orangés, les verts rayés de bleu accompagnent les tuniques et les djellabas qui volent dans la brise. Cette palette tranche avec la brume laborieuse qui peine à se lever. C' est une toile de maître qui se dessine sous les yeux incrédules des concurrentes d' une course improbable mais alibi oh combien utile.

Traversé, le gué qui limite les mines, on entend déjà les cris et les encouragements des enfants rangés sur la longue ligne d' arrivée. Les parents d' élèves avaient même organisé une grande fête avec un chapiteau pour se protéger de la chaleur envahissante. Les enfants et nos particpantes ont dansé, rit et joué avant de se répartir en plusieurs groupes dans l' école élémentaire de Faoye, avant de laisser place à la distribution des trésors tant attendus. 

Son directeur, Monsieur Idrissa Dia, a attiré notre attention sur une classe de CE2 particulièrement vetuste qui nécessiterait bien, le passage d' une prochaine Batirun. 

 

Les gazelles ont ensuite profité de la résidence secondaire d' un riche libanais pour y déjeuner au bord du fleuve après avoir chacune planté un arbre dans cet immense domaine. L' histoire de la Sénégazelle s' inscrit dans la durée, et ces arbres en sont aussi la preuve. Nous retrouvons donc quatre ans plus tard, ces pousses de manguiers qui se sont transformées en véritables arbres.

 

En cette fin de journée, Jean-Michel Ferron, Evelyne Hardy et Samba Maradieng, ses adjoints, ont rendez vous avec les directeurs et chefs de chantier à l' école élémentaire de Simal pour préparer la prochaine édition de la Batirun 2016. 

 

Demain, c' est la dernière étape... Déjà !!

 

Classement.