Rejoignez-nous sur Facebook !

Jeudi 22 Octobre.

La course est lancée...

C' est au bout de la route de Bandipur que la première course de cette gazelle au népal attendait les 51 concurrentes de cette édition 2015.
Une route qui cette fois s' est inscrite en total contraste avec sa réputation. L' an passé, à titre d' exemple, la caravane de la Sénégazelle avait mis plus de 15 heures pour rejoindre Kathmandu depuis ce village situé à 150 Kms de la capitale.

La route de Bandipur est toujours un spectacle y compris cette fois. La rivière Marshyandi a pris la vedette avec son flot paisible ou tumultueux selon ses méandres. Un cours d' eau que l' on entend descendre car la route, elle, est vide. Seuls les petits bus de touristes et quelques motos cheminent ce jour férié. A l' affiche depuis vingt huit jours, vingt neuf ce soir la frontière avec l'Inde est bloquée et aucun transport de marchandises n' est visible. Sur ce long ruban d' asphalte, on croise d' ordinaire des centaines de poids lourds ornés de dorures et pilotés parfois par des drivers fous.

Ces camions nous manquent, en fait, on adore leurs klaxons en perpétuel concours, la durée du voyage nous permettait aussi d' observer les devises peintes à l' arrière de ces tombeaux roulants. Nous ne verrons pas les « One mistake, Game Over » ou encore « Slow drive, long life » sans évoquer les « Don't kiss me » ou enfin « Horn please, see you »...

Les camions indiens sont endormis dans les allées des maisons et transforment le salaire de la peur en bagdad café.

La troupe est donc arrivée à Bandipur avec plus d' une heure et demi d' avance sur l'horaire. Même Jean Michel Ferron n' aurait jamais oser imaginer une telle performance un jour, ici. Cela en augure t' il d'autres sur les parcours de la course ? Vous le saurez en lisant plus bas le résumé de la première étape chronométrée.

 

L'étape de Bandipur...

Elles sont parties comme des balles !... l' impatience, le faible kilométrage annoncé, l' envie d' enfin fouler ces pistes imaginées depuis si longtemps ? Le fait est que le rythme de cette première course a tout de suite mis au diapason celles qui pensaient pouvoir attendre et voir. Au sortir du village, perchés sur la colline, trois dossards étaient déjà perdus, leur fortune fût de tomber sur le 4x4 du directeur de course qui venait de prendre la piste. Celui qui joue aussi le rôle de baliseur les a tout de suite mis sur la bonne route alors qu' elles s' engageaient dans une descente dont elles auraient sans aucun doute regretté la remontée.

Un nouveau groupe se formait alors en tête avec une allure très soutenue. Derrière d' autres ont vite été mises à la raison des plus fortes et ont alors décidé de lever le pied pour profiter de ce premier parcours et des gens des hameaux traversés. Au passage des coureuses, les fermes se sont arrêtées quelques minutes, sauf dans l' une d'entre elles où le travail de séparation des graines n' a subi aucune rupture de tonalité. Le tableau était le suivant : Une femme et un homme accroupis au sol, l'homme, un tamis à la main, la femme une écuelle pour charger son instrument. Debout, un bébé dans le dos, une femme plus jeune, battait la mesure d' une longue poutrelle de bois, à son extrémité un appendice pointu brouillant la culture.

Les appareils photo des marcheuses et des coureuses dilettantes ont fixé cette scène d' un autre âge avant d' en terminer avec l' épreuve. C'est Céline Marchal qui a eu la grande joie de découvrir les enfants de l' école Tribuvan avant que de partager les colliers de fleurs avec Séverine Legall et Anne Vermare. Une haie d' honneur de petits uniformes a dirigé les concurrentes et c' est le peloton au complet qui s' est ensuite engouffré dans les petites classes pour une très grande fête organisée par les enfants et les parents d' élèves.

Cadeau ultime : un retour au pas dans la campagne. Le soleil couchant dessinant les contours des millions de petites collines de cette nouvelle toile.

Radio Sénégazelle : au micro Delphine Terrien de l'association Impala Gazelle.

Classement