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FAOYE

C’est une terre desséchée, aride, sablonneuse, une terre de contraste entre le fleuve Sine Saloum, l’ombre des baobabs et le soleil brûlant.
Une terre rude pour ses hommes et ses femmes. Ici, l’activité c’est la pêche, la culture mais également les puits de sel que nous avons découverts ce matin. Au milieu de nulle part, tel un mirage, de petites pyramides blanches se dressent au-dessus des étendues salines. A côté, de petites silhouettes découpent l’horizon. Sur cette terre crème brûlée comme ils l’appellent, des femmes et des hommes ramassent l’or blanc….La récolte se fait à la pelle. Ici peu de jeunes. Ils sont à l’école. Les femmes sont souvent âgées, mains et pieds durcis par le sel qui attaque la peau. Bassine sur la tête, elles ramènent le sel au village, quelques kilomètres plus loin. Il fait 35 degrés, le soleil est à son zénith mais elles vous adressent toujours un sourire, un geste amical.
Le sel du Sénégal est réputé. On trouve des mines de sel un peu partout dans le pays. La plus grande part de la production s’envolera pour l’Europe. Loin, très loin des petites femmes du Sénégal et de leurs bassines de sel...

 

8h00, départ de l'étape que le directeur de course, Jean-Michel Ferron, a préparé « contre la montre ». Les dernières au classement partent les premières, par petits groupes de dix espacés de trois minutes, ce qui permettra à tout le peloton de se voir à un moment ou l'autre de la course, les dernières parties rattrapant souvent les premières.


L'arrivée dans le centre du petit village de Faoye est toujours un grand moment de fête préparée depuis plusieurs jours par les parents d'élèves, les instituteurs et le chef du village. Toutes les mamans du village sont assises le long de la ligne d’arrivée.


Les gazelles ont couru avec un sac de dotations scolaires sur le dos, sac qu’elles ont remis à un élève de CM2 dès la ligne franchie. Un moment de partage très fort, où la notion d’effort prend tout son sens, courir pour apporter du matériel scolaire, la définition même de la sénégazelle.

 

Côté course, Aurore BORDAIS a franchi la ligne d’arrivée en première position suivie d’un duo Stéphanie HABRIOUX KIENER et Emmanuelle VALDOR. Au classement général, il y a du changement puisque c’est Aurore BORDAIS qui prend les commandes devant le duo Valérie FOSLIN et Sandrine LINO.


Quelques discours ont été préparés par les autorités locales avant la distribution des dotations scolaires à l’école élémentaire et au centre de formation professionnelle.


Avant le déjeuner, pris sur place à Faoye, chaque gazelle a planté un arbre dans une propriété privée. Chacune laissera une trace sur le sol de la teranga. Puis, retour à Simal, par le fleuve en pirogue. Une belle balade de quarante minutes a travers les bolongs du fleuve Sine Saloum.


Demain dernière étape .....A demain

Classement étape 4

Classement général après 4 étapes