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Carte postale d' Afrique

Ma très chère Babeth,

C' est au bord du fleuve Saloum que je prends ma plume pour t' envoyer ces premières nouvelles d' Afrique. Ce voyage, que nous avons préparé depuis si longtemps est enfin une réalité. Une réalité vite dépassée par l' authenticité et la sincérité de l' accueil de nos hôtes. Ce matin, nous nous sommes mises en quête de la petite école de M.Bam sur la route de Kaolack. Notre chemin fût un ravissement pour les yeux, surtout les nôtres encore fatigués d' un si long trajet depuis la France. Cette lassitude s' est vite estompée pour prendre dans nos mains les petits bras tendus vers nous et ces encouragements qui nous ont aidé à surmonter nos efforts dans le sable mou.
Tout ce que nous avions imaginé est à vivre tous les jours de cette semaine et les premières rencontres avec les écoliers nous transportent, elles nous prédisent d' autres échanges quotidiens accompagnés de nouvelles d' émotions que nous avons déjà du mal à contenir.

Le petit village nous attendait toutes, devant cette école magnifiquement peinte de bleu et de blanc. Le drapeau tricolore : Vert, jaune et rouge flottait légèrement au dessus du terrain de basket comme pour abriter une fête promise.

Dans un coin de la cour, une petite case aux brins de paille battus par le vent, gardait à l' abri, précieusement, une quarantaine de petits élèves de cour initiative, (la maternelle d'ici). Vêtus de petits tabliers bleus, ils étaient tous plus sages les uns que les autres. Leur maîtresse attendait avec eux le moment où nous allions faire notre entrée avec les fameux cadeaux annoncés. Regards croisés, l' étonnement de nos tenues de sportives sur équipées a vite laissé place à la curiosité des jeux que nous leur avions apportés. La course d' escargot a d' abord demandé une définition du gastéropode, inconnu par ici. Ils ont plus l'habitude pendant l' hivernage des grenouilles ma chère Babeth, comme celles que Jean Marc élève pour tenir compagnie à Josy jadis... Deux classes plus loin ce sont deux flûtes traversières qui nous ont convoquées vers cette partition improbable, ici. Là encore une grande découverte pour ces enfants davantage habitués aux coras, balafons et autres djembés.
Comme tu vois, toi qui connais l' Afrique et plus particulièrement cette région de savane généreuse, notre intégration à tant de bonheur n' a pas tardée.
Cet après midi, nous allons naviguer entre les bolongs du fleuve et prolonger notre paisible découverte. Le ciel que les nuages d' altitude ont déssiné depuis ce matin nous laisse entrevoir un soleil couchant des plus superbes.

Nous espérons que cette petite carte postale te trouvera encore plus motivée à revenir retrouver ces enfants et ces professeurs qui t' attendent...

Post scriptum : Anne me fait te dire qu' elle a couru, ce matin, avec trois chevaux peu farouches, et je la cite "rigolos".

 

Nos belles pensées vont vers toi.

Le P'tit mot du Directeur de Course.

Le départ de la première étape a été donné par le Directeur de course ce matin à 7h30 pour les randonneuses et 8h00 pour les coureuses ; les 61 gazelles se sont élancées sur un parcours de 8.4 kms afin de rejoindre l’ école élémentaire de M’Bam 2. C’est là qu’ a eu lieu la BATIRUN 2013 et c’est à côté de cette classe construite par les batirunneurs que la ligne d’ arrivée était montée. Après 46 minutes et 43 secondes c’ est Amélie ROME qui a franchi la première la ligne d’ arrivée suivie à quelques secondes de Ludivine FACQ et de Claudie PAGEAU. Deux petits villages ont été traversés ainsi qu’ un terrain de football où avait lieu un cours d’éducation physique du collège local. Le professeur a tout de suite interrompu son cours pour aller permettre à la classe d’ aller encourager les gazelles. Le ravitaillement situé au quatrième kilomètre permettait aux concurrentes de se rafraichir car le terrain sablonneux a surpris une bonne partie du groupe. En effet la réverbération de la chaleur par ce sable qui ne fournissait que des appuis fuyants et usants augmentait la difficulté au fil du parcours. C’ est une véritable haie d’ honneur qui attendait le peloton juste avant de franchir la ligne de fin course où la clameur bruyante des djembés a donné à cette arrivée un air de fête très attendu par tout le monde. Toutes les participantes ont bouclé cette première étape de façon très honorable. Demain l’ étape du Grand Baobab sera une autre histoire…….

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