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Mot du Directeur de course

Quelle journée.......
Après la première étape de ce matin dont l'arrivée était située à la petite école de Samba Dialo, toute la tribu a déménagé vers la pointe de Djifer située à une heure de 4X4.
Le lieu du campement où le groupe va rester trois nuits est un écrin situé à l'embouchure du Saloum, aux portes de l'Océan Atlantique.
Mais revenons à l'étape de ce matin. Une distance de 10.1 kilomètres à travers la brousse qui a permis à Sophie Vaglio de se distinguer avec plus de deux minutes d'avance sur un duo constitué de Caroline Jezekel-Cochet et Michelle Ombert. Mais c'est toute la tribu qui est à féliciter car ce premier tracé proposé par la direction de la course était vraiment difficile avec des sentiers très sablonneux sur les trois-quarts du parcours.
L'accueil sur la ligne d'arrivée a été préparé par le Directeur de l'école et le Président des parents d'élèves. Danses endiablées et djembés, un cocktail sonore et visuel très colorés et qui s'entendait à plusieurs kilomètres.
Cette parenthèse improbable va permettre au groupe de Gazelles de vivre pendant trois jours dans un endroit reculé de toute vie. Tout le reste de l'année cette île est déserte où seuls les crabes ont pris possession des lieux. Elles partiront le matin en pirogue vers la ligne de départ afin d'aller doter en matériel scolaire des écoles où aucun touriste ne se rend car retirées de tout. Mais trois merveilleux parcours dont le premier demain amènera le groupe vers l'île de Falia située à 40 minutes de pirogue du bivouac.
Ce soir, les gazelles s'endormiront bercées par le chant des vagues. A demain.

Classement - Etape 1

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Ici je réapprends à regarder l’autre.

Depuis une semaine que je suis sur la Sénégazelle en mode reportage photo, je suis fasciné voire troublé par tous ces regards d’enfants et d’adultes .
Je ne suis pas le seul et je me demande d’où peut bien venir ce trouble.
Car ils ne nous implorent pas comme on pourrit se l’imaginer, bien au contraire et si c’était le cas alors ce serait un malaise et une gêne qui m’envahirait . Non, je ne vois pas d’attente, ni de calcul dans ces regards
Je pense qu’ils hypnotisent et nous enveloppent, car ils sont directs, sans arabesques ni détours. Quand un enfant te regarde, il te fixe droit dans les yeux, avec une notion de temps à l’arrêt. Il ne regarde pas la surface de ton image de ton physique, mais ce regard là va directement à l’intérieur en prenant son temps.
C’est quelques chose que l’on oublie trop souvent de faire chez nous, avec nos proches, nos « collègues » ou nos voisins. Prendre le temps de se regarder pour créer un dialogue même muet. Alors viennent ensuite les sourires, les mimiques, puis la parole.
Je crois que c’est bien cela. Ici je réapprends à regarder l’autre. Et pourtant, étant photographe, j’avais l’impression de prendre le temps de regarder autour de moi, mais à la réflexion, oui j’ai l’habitude de regarder autour de moi, mais sans doute pas l’autre, celui ou celle qui est en face de moi.
Le ou La regarder et prendre le temps. J’ai encore une semaine devant moi pour continuer mon réapprentissage.
Alors je n’ai qu’un mot à dire. Merci !

 

Cyril Bussat