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Lundi 8 Février.

Terre de Simal...

Le petit village de quelques 2500 âmes est tout au bout de la piste. Pour y arriver il suffit de suivre les flèches bleues. Ce petit paradis sur terre est comme souvent bien caché et le découvrir c' est l' avoir mérité. La quête est faite de la curiosité que l' on veut bien y investir mais dans ces coins du Sénégal ces endroits sont nombreux. A l' abri d' un des méandres du fleuve Siné Saloum, Simal semble posé sur une vaste plateforme de sable entre Dioffior et N' dangane. Ici les villageois vivent de l'agriculture et de la pêche.
Eténdues sur une large surface, les cases sont disposées de façon régulières et forment ainsi quelques rues perpendiculaires. Au bout du chemin, trône un grand arbre où un carrefour distribue d' autres destinations où se perdre. En fait, à Simal on ne se perd pas, vous croiserez toujours quelqu' un, jour et nuit pour vous demandez qui vous êtes et où vous allez.

Près de l' école primaire : le babyfoot des enfants, la rue de l' école et du dispensaire est l' axe le plus fréquenté de la petite cité. Poser son regard ici c' est comme s' installer à la terrasse d' un café dans l' une de nos grandes villes pour y assister au spectacle de la rue. Les charrettes croisent les écoliers qui se ruent vers l' apprentissage du jour, les femmes lourdement, chargées de leur sceaux d'eau, se hâtent de tourner la rue suivante et échanger avec la voisine les « bonjours » qui peuvent durer plus de deux ou trois minutes tellement le vocabulaire qui y est consacré en Sérère est fourni. Les Salamaleicoum, Namin né, Nafio, Mérémen et autres "maleicoum salam" résonnent et guide votre regard vers une partie de dame acharnée devant l' épicier du coin. On peut enfin avoir l' impression de déboucher sur la place centrale. Ici est posé un large tronc d' arbre ciré des djellabas des hommes allongés depuis des dizaines d' années à l' ombre d' une paillasse. En réalité ce que l' on devinait « place centrale « est l' un des multiples lieux où se réunissent les anciens pour palabrer en position horizontale. Au fil des heures qui s' égrainent, seules les ombres ont bougé vers des murmures que l' on distingue ailleurs... Peut-être plus bas chez le Marabout..


Terre de Simal est comme une couleur posée sur la palette d' un artiste peintre. En trouver les nuances c' est s' approcher des gens qui vivent ici, à moins que ce ne soient eux qui le fasse en première intention. Ces rencontres vont se multiplier ces jours prochains et les gazelles de cette édition vont ainsi pouvoir remplir leurs cœurs généreux de toutes ces intentions et de ces offrandes des Simalois...

L' étape du jour Simal Yayeme... Sénédéfi

Dans la dernière ligne droite du village d' arrivée à Yayeme, c' est l' athlète du club d' athlétisme de Dakar Gorée Agnes Marie Kaling qui l' a emporté. Une première épreuve au cours de laquelle chacune aura pu faire connaissance avec les difficultés du terrain et prendre ainsi ses marques pour la suite de la semaine. Au sortir de Simal et de son sable de plus en plus mou, le peloton a ensuite abordé une zone de palétuviers. Une longue partie en légère descente puis à plat le long d'un Tan (étendue désertique de sable tassé) était ensuite proposée aux coureuses qui ont traversé la route de Dioffior. Là un ravito les attendait avant de les laisser s' enfoncer doucement dans une riche savane. Au carrefour de la route en latérite qui distribue Samba diallo puis l'embouchure de l' océan, les randonneuses étaient rejointes par les premières coureuses qui n' avaient plus qu' à dérouler le long d' une grande palmeraie vers Yayeme où l' on pouvait déjà entendre les cris et les "ba ra vo" des enfants. Anne Badeau était la première au rendez vous de la ligne d'arrivée, suivi de près par Caroline Couturier.


Le grand rendez vous tant attendu avec les enfants a donc eu lieu en fin de matinée avec les 500 élèves des écoles de Yayeme. Une petite école privée et l' école publique primaire, en tout 17 classes.
Dans l' une d'entre elles, à noter l' initiative des gazelles de l' association « Sénédéfi » qui a offert un jeu de l'oie sur l' intelligence multiple. Le principe reste celui du jeu bien connu avec des cartes de couleur et qui invitent à relever un défi, en français ou mathématiques par exemple...
Noémie, Géraldine, Agnès, Cyrielle et Valérie ont donc pu remettre ces jeux élaborés dans la classe de CE 2 de l' école St Joseph de La Gaubretiere en Vendée.

Cette fois la course est lancée, les premières rencontres ont eu lieu et les premières émotions entre les gazelles et les enfants déclenchées pour cette semaine magnifique au bord du fleuve.

Classement.