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Falia

Une grosse boule de feu derrière le minaret de la mosquée de Dionewar, c'est le spectacle qui était proposé ce matin aux gazelles de l'île du diable. Un lever de soleil dont chacune se souviendra longtemps. Une récompense aussi pour celles qui ont passé une partie de la nuit à chasser de leur toile mauritanienne les crabes qui habitent là. Le bivouac s'est lentement installé sur cette langue de sable qui nargue l'océan et ses assauts inéluctables.

Plus loin an amont, sur le fleuve argenté aux lueurs du matin : Falia, l 'île des pêcheurs de coques et d'huitres. Son millier d'âmes, se consacre en effet presque exclusivement à cette ressource pour le village très éloigné de toute agitation touristique. Voir se réveiller, doucement, les petites cases cachées derrière les bolongs, entendre les enfants qui se préparent pour l'école est un délice pour les chanceux que nous sommes.

 

Si l'on s'aventure quelques pas le long du cours d'eau, on peut assister aussi à la préparation des colis d'huitres cuites à l'étouffé sous quelques palétuviers fatigués. Là c'est une famille qui est à la tâche. Deux petits enfants assis sur un tabouret de bois observent leur maman au dos courbé, charger les lourds coquillages dans une toile en plastique, elle les enfermera ensuite dans une énorme gamelle en ferraille et fermera quelques minutes le couvercle. Il ne faut pas attendre en effet très longtemps pour voir une épaisse fumée demander à s'échapper du piège constitué de linges posé là aussi sur les crustacés.4,3,2,1 la course est lancée dans un paysage varié et dénivelé par des buttes de sable blanc. La Sénégazelle est bien là, tout au plaisir du directeur de l'école et des parents d'élèves. Ici les niveaux cohabitent dans les mêmes locaux, seulement quatre classes mais une construction à deux niveaux est en cours...

Il y a bien sûr une vainqueur, il y a surtout un jour de plus qui s'est écrit là, aujourd'hui, et celles et ceux qui l'auront vécu en auront des choses à tenter de raconter à leurs proches...

Course de Falia.

Un peu moins de 9 kilomètres sur la petite île de Falia et ses pêcheurs de coquillages. C'était le programme de cette deuxième étape de la sénégazelle des îles. Un parcours très varié et nivelé jusqu'au ravito de la mi course. Ensuite un terrain plus plat dans une mangrove généreuse. Un tracé qui aurait pu inciter à la rêverie et donc à une déconcentration légitime mais dangereuse au niveau de la navigation. En définitive, malgré de nombreux changements de direction et des centres d'intérêt multiples, les coureuses en ont terminé sans qu'aucune ne paye une inattention passagère.

Les plus rapides, d'hier, le sont demeurées avec un podium identique aujourd'hui. Ophélie Mathien, Catherine Leroux et Virginie Grandfils devancent Myriam Crété et Elodie Gigon. Exceptionnellement le classement du jour n'est pas en ligne ce soir, l'équipe de chronométrage étant également sur le balisage de l'étape de demain,elle n'a pas pu traverser jusqu'à notre point de connexion...

Le muezzin de Dionewar nous réveillera demain matin aux aurores, mais c'est vers lui que la troupe se dirigera ensuite pour cette troisième course, cette troisième école visitée et ce jour de plus à écrire ici.