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L' île de Dionewar.

La journée a commencé dès l 'aube. Un réveil aux aurores après une nuit bercée de vagues et d' écumes au gîte de Palmarin.

Un petit déjeuner, un départ en charrette jusqu' à l' embarquement et voilà le groupe parti à l’ assaut de l' île de Dionewar.

Le départ a été donné au pied de l' hôtel de Niominka, sur la plage. Un parcours magnifique dessiné hier après-midi par notre équipe de baliseurs Yann Lemesle, Marcel Touchais et Rassoul Sathie. La troupe des gazelles émerveillée par ces paysages insolites a apprécié la petite distance du jour : 7 kilomètres. Un tracé varié les attendait, avec des forêts de baobabs et cocotiers, des passages le long de la mangrove, des foulées enfumées par les fours à poissons...
Il aura fallu baisser la tête pour éviter les branches, lever les jambes dans le sable mou et surtout ne pas quitter les balises des yeux afin d' éviter de s' égarer. Les trois derniers kilomètres ont été dégagés par la traversée de grandes étendues qui rapprochaient pas après pas les coureuses de l' école. La grande allée de coquillages signait la fin de l' effort. Les cris des enfants se rapprochaient de plus en plus pour soulager chaque foulée. Car c' est pour EUX qu' elles courent. La récompense est là, surprise dans le dernier virage emprunté : l' arrivée !
Et tandis que les pêcheurs du village tissent leurs filets, les enfants dansent pour les gazelles. Une nouvelle choregraphie fait bouger les enfants, comme chaque année au Sénégal la danse offre ses nouveautés. Un simple pas, ou plustôt une main qui tape sur le cœur. Comme si elle avait été créée pour remercier les gazelles des îles.

 

Le vent s' est levé dans la cour de l' école. On entend retentir le bruit des feuilles qui tombent sur le toît en tôle de la classe CM2 A où Pelagie Grimaud a offert aux élèves des livres et des dessins réalisés par la classe de CM1/CM2 de l' école de Rauzan. Ils avaient également confectionné des mains colorés avec des description de chaque élève au verso s'amusant às les retrouver sur la photo de classe.

Le beuglement des chèvres qui se promènent entre les classes ne vient pas perturber la distribution des fournitures du jour. A Dionewar aujourd' hui 764 enfants on reçu les cadeaux apportés par nos chères gazelles.

Les mains blanches et noires se disent au revoir en chantant, et les écoliers repartent cartables neufs sur le dos et cahiers sous le bras à la maison prêts à raconter à leurs parents le passages de ces voyageuses du fleuve qui viendront partager des moments inoubliables autour d'un thé dans leur famille.

 

A demain sur l' île de Falia.

Portrait

Solidarité à répétition...

Venir faire la sénégazelle c' est souvent y revenir et parfois même venir encore et encore. Delphine Perroteau se souvient du battement des ailes des papillons qui se sont agitées au dessus du fleuve. Elle était l'un de ces  papillons de charcot qui se sont une nouvelle fois envolés avec une autre équipe, toujours conduite par cette femme dynamique et convaincue du Pays Basque.
Delphine est donc revenue voir Simal et les enfants avec sa fille Camille. A chacune de ses participations, cette adhérente de l'association « courir pour les autres 64 » emmène avec elle un autre projet solidaire que celui prévu ici ( donner des fournitures scolaires aux enfants du Sénégal). Delphine et Camille ont emmené dans leurs lourdes valises cette année, les sourires de deux jeunes tétraplégiques :Thomas et Xabi, accidentés lors de leur parcours sportif. Les deux gazelles généreuses porteront cette semaine les couleurs de l'association « Zurekin » ( "avec toi", en basque) et transformeront leurs foulées en geste d' espoir pour ces deux jeunes gens qui luttent chaque jour pour un quotidien meilleur...

Bonne route sur le fleuve, les filles...

Classement.