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RETOUR A KATHMANDU

Ce matin, il n’est plus question de top départ, de dénivelé, de chemins mais de : dans quel sac va-t-on ranger les emplettes de la veille ? Est-ce que cela va aller en soute ? Il est question de vol, un vol intérieur d’une demi-heure, annoncé avec 45 minutes de retard… De fait, le programme est modifié et la distribution à la grande école de Bugamati est remise à demain.


ATR 72-500 de la compagnie Yeti Airlines à destination de Kathmandu décolle enfin et, quelques minutes plus tard, sur la gauche de l’appareil, débute un spectacle grandiose : au-dessus des nuages se dévoile la chaîne de montagnes de l’Annapurna, la concentration de majestueux sommets de 7 000 à 8 000 m.


Le 25 octobre dernier, nous découvrions l’aéroport de Kathmandu, cette fois, nous ne faisons que passer. Les bus nous attendent pour nous emmener à Bodnath.


La circulation est dense et le code de conduite est totalement incompréhensible. A se demander d’ailleurs s’il existe un code de la route !? Dans un premier temps désorienté par la conduite à gauche, l’effet de surprise vient de ces deux roues qui fusent d’un peu partout, de ces piétons qui se lancent sur la rue pour traverser semblant confier leur âme aux divinités, advienne que pourra. Et ça passe !!! Un demi-tour au beau milieu d’une avenue, des klaxons à tout va, dans une ville qui avait pourtant opté pour le NO HORN en avril 2017, nous retrouvons ici la foule, le bruit.


Les bus s’arrêtent et il faut descendre très rapidement car même momentané, le stationnement est totalement interdit sur cet axe. Entre deux immeubles qui bordent l’avenue, une arche, un guichet, l’entrée de Bodnath, et là, face à nous, le regard de Bouddha peint sur un immense dôme surmonté d’une flèche dorée d’où partent des chapelets de drapeaux à prière qui descendent jusqu’à la base de ce joyaux de l’UNESCO. Le plus grand stupa d’Asie se dresse devant nous. Aussitôt, le contraste est saisissant, ici règne le calme et la sérénité. Nous entrons dans une bulle paisible au coeur d’une cité particulièrement bruyante. Un moine bouddhiste, tout à sa prière, s’avance et nous offre, individuellement, un oeillet d’Inde en s’inclinant humblement, récitant le mantra sacré OM MANI PADME HUM.


Le stupa de Bodnath est considéré comme le plus important lieu de pèlerinage au Népal pour les bouddhistes. La foule, avec ou sans religion, respecte la règle et fait le tour du bâtiment dans le sens des aiguilles d'une montre. Nous déjeunons sur un toit terrasse face à cet impressionnant monument puis chacune part découvrir l’endroit dédié à la religion cerné de boutiques et de temples mêlés. D’ailleurs, certaines, entrées par curiosité, se retrouvent conviées à une cérémonie, ressortent avec un fin bracelet de fil rouge au poignet et le sentiment étrange être bénies.


L’après-midi se termine, la nuit tombe de bonne heure et il est temps de retrouver l’hôtel Manaslu qui nous accueille ces deux prochains jours pour la fin de l’aventure.


Le dîner est organisé à l’extérieur, à deux pas du quartier appelé THAMEL : le « centre commercial » à ciel ouvert où nous aurons la possibilité d’aller librement avant de partir.


Demain, la journée sera encore étonnante certainement.