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En avant, chantier

L' armée des batirunners...

Qu' on ne s' y trompe pas, l' organisation proposée par l'événement n'est pas toute militaire même si parfois le rythme, la densité des tâches et les top horaires peuvent y faire penser.

Cette rigueur est avant tout guidée par la sécurité des participants, j' allais dire des soldats de la troupe !. La sécurité a toujours été et restera l'obscession du directeur de la course Jean Michel Ferron. Souvent quelques uns d'entre nous le taquinons avec cette configuration militaire et les « briefings aux vocables tant évocateurs » Bien pris !, dans la direction de mon bras, départ des randonneurs huit zéro zéro etc...

Sur le chantier cette partition toute écrite a vite laissé place à une mise en scène africaine. Le fil à plomb s'est évanoui face à une ligne intuitive de parpaings et le calcul de résistance des matériaux vite émoussé par l'  habitude d'utiliser, ici, les matériaux dont on dispose en optimisant autant que faire se peut les matières premières que sont l'eau, le ciment et la peinture.

Reste la mission que la Batirun s' est imposée pour venir construire dans ces écoles une salle de classe en une semaine, et cette année pas une, mais bien deux !
L'  anticipation, la longue préparation et la répartition des tâches entre ouvriers locaux et batirunners a vite été comprise par les chefs de village et autres entrepreneurs sénégalais. Il n' a bien sûr pas fallu créer une salle d' opération type « D Day » pour le débarquement « Overlord » mais tout simplement tenir compte des coutumes et des habitudes de ce pays africain. Ici les ordres et les contre ordres qui vont souvent avec n'  auraient été que vaines sottises. Nous sommes plutôt sur un savant dosage entre ces cultures différentes qui s'est mis en place dès la première année à Foundiougne, le succès était au rendez vous.

Alors faut il un général ? Sans aucun doute car réaliser de tels projets en si peu de temps exige un ordre, un timing, bref un homme qui soit le maître de la situation comme le dit le garde champêtre dans « jour de fête » le film de Jacques Tati (titre du premier film de la Batirun).

Alors ce matin : pas de lever des couleurs mais bien un concert magnifique des oiseaux de Simal, pas de clairon mais une douce invitation au petit déjeuner sous les arbres et au bords du fleuve par Monsieur Diouff.
Ce cri au lever du jour : « Ok ! Les batirunners l'équipe du chantier au chantier, l' équipe pêche dans les pirogues » est bien une réalité, celle qui berce chacun depuis que le lieutenant colonel de réserve Ferron a engagé ses troupes dans une bien belle histoire solidaire.

A vos ordres mon colonel...

 

Soldat de seconde classe Didier Gomez

Les vaillants solidaires se régalent

La vaillante de vertou en Loire Atlantique est un club de course à pied... Les « Sénévaillants » sont 18 adhérents de ce club qui ont décidé de tenter l' aventure de la batirun. Depuis qu'i ls sont arrivés à S imal ils ne savent plus où donner des yeux et du cœur. Tout ce qu 'ils avaient imaginé en organisant ce voyage est au delà de leur plus exigeants espoirs. Qu' ils se rassurent ça fait ça à tout le monde !...

Leurs truelles, pelles et autres coups de taloche résonnent sur le chanter, presqu' autant que leur joie d' être ici et de participer à la vie du village avec les ouvriers locaux.

Pour financer leur voyage les vaillants constructeurs n' ont pas été avares d' initiatives en tous genres. Ils ont rassemblé autour de courses à pied bien sûr mais pas seulement, ; Des cours de Zumba, des concours de pêche, des concerts de Jazz et des défis sportifs leur ont permis d' afficher aujourd'hui leur investissement du cœur.

Grâce à tous ces fonds récoltés ils ont ainsi réalisé le financement du mobilier qui équipera les deux salles de classe en construction. Des tables et des chaises sur lesquelles les petits écoliers de Simal pourront creuser les sillons d' une bien jolie histoire.
Ces enfants de deux classes qui vont déménager pas plus tard que lundi prochain ont posé leurs mains sur une toile immaculée avec leurs prénoms, elle ornera une classe de France.

Du bonheur, je vous dis, à la pelle... Et c'est pas fini !

Le mot du Directeur de course

Comme annoncé au briefing du midi, l'étape du jour a tenu toute ses promesses...un parcours à travers la brousse qui a fait découvrir le bord du fleuve Saloum ainsi que le village de Rho et sa petite école qui sera dotée en février prochain à l'occasion de la Sénégazelle 2017.
Il fallait être vigilant tout au long du parcours car le tracé, parfois très sinueux, proposé par le Directeur de course, pouvait être piègeux. Certains se sont égarés sur quelques mètres, et un groupe de six concurrents a fait un détour de plus d'un kilomètre. Mais toute la tribu est arrivé à bon port avec la nouvelle victoire de William PERONNE, suivi de Wilfrid LEGEARD et d'un trio composé de Philippe MOREAU, Régis LEGRAND et Paulo BLANLOEIL.
Le podium se dessine déjà mais la troisième risque d'être très disputée. Pour les deux premières places, les écarts sont déjà significatifs.
Chez les femmes, le trio composé de Laurence DAHMEN, Claire HIRT et Barbara MAZOTTI s'est à nouveau distingué et Marie-Hélène RIFFAUD reste à quelques secondes.
Sur ligne d'arrivée, ce sont des combats de lutte qui ont été proposés par les champions locaux. Il faut savoir que la lutte est ici au Sénégal le sport national tout comme le football. Les meilleurs gagnent beaucoup d'argent et sont des légendes vivantes.
Demain une étape inédite sera proposée au groupe avec un départ à 19h00 pour une étape de nuit sur l'ile de Firane......A demain..

Classement étape 2 - Rho

Classement général