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Mardi 9 Février.

Au matin du deuxième jour...

 

Préfiguration de la prochaine semaine, les gazelles ont embarqué dans les pirogues ce matin. C' est en effet sur l' île de Firane que Jean Michel Ferron a dessiné la course du jour. Cette île est déserte et fait face au campement. Tous les matins le soleil se lève dans les griffes du grand baobab sacré de cette petite langue de sable d' une dizaine de kilomètres. Cet arbre creux qui déchire fièrement le bleu du ciel est très respecté ici et il a fallu obtenir du chef de village une autorisation spéciale pour imaginer une course sur son sol salé.
Les randonneuses sont parties de bonne heure pour une boucle d' un peu moins d' une dizaine de kilomètres sur un sol moins exigeant que celui d' hier. Une épreuve solitaire pour les coureuses qui les ont suivi mais qui n' auront pas le loisir de croiser quiconque. En effet, ici seules quelques hyènes et quelques reptiles ont élu domicile. Des pirogues y font escales régulièrement pour charger à leur bord la paille qui servira à l' entretien des toîtures du village. Sur la plage de sable blanc, les fagots sont rassemblés pour être ensuite acheminés sur la rive d' en face à Simal. Installé comme un gardien de ces précieuses couvertures le grand tronc doré, sans feuille ,veille. Celui qui débarque sur l' île ne manque pas de lui accorder une respectueux regard, des cérémonies sont même parfois organisées pour honorer le baobab sacré qui, dit-on, est le gage de prospérité et de chance.
Pas d' école visitée ce matin sur ce territoire insulaire, mais demain le rendez vous est pris pour aller à la rencontre des enfants de Simal, avec une belle fête en vue, et une suprise à l'arrivée pour le groupe.

Mardi Gras.

L' accueil de l' école de Yayeme était tellement émouvant hier, que quatre gazelles y sont revenues, Cathy, Babeth, Manu et Violaine.
La directrice de l' école privée, Madame Faye et son équipe d' enseignants bénévoles étaient encore à la fête aujourd' hui. C' était Mardi Gras, et les enfants étaient tous déguisés : les garçons en filles et les filles en garçons.
Cette école ne fonctionne pas tout a fait comme les écoles publiques ; L' enseignement y est le même, seulement il ne dépend pas de l' éducation nationale. Les professeurs ont cependant reçu la même formation, mais aucun financement publique de la part de l' état. Les subventions viennent des parents d' élèves et des associations qui comme la Sénégazelle veulent bien leur venir en aide. Les six professeurs ont à peine de quoi se dégager un salaire à la fin du mois, c' est pour cela qu' ils se nomment enseignants bénévoles.
L' école recoit donc 190 enfants, dont une partie sont orphelins ou handicapés ; et peuvent grâce à cette école recevoir aussi une Education. Chose qui reste ici une chance pour une majorité des enfants des petits villages sénégalais.
Madame Faye se bat aussi pour que les petites filles puissent avoir également leur place sur les bancs de l'école. Dans la pluspart des cas les demoiselles sont trop vite rappelées à leur rôle de femmes par leur famille.

Après ces discussions échangées, nos quatre gazelles ont bien évidemment pris place à la fête et ont ainsi pu partager un moment privilégié avec les enfants et leurs professeurs. Danses, chants et éclats de rire : un programme qui n'est pas prêt de s' arrêter !

 

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