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FIRANE

C'est avec une légère brise de mer que les Gazelles se sont réveillées ce matin. Après le petit déjeuner , toute la tribu a traversé le fleuve en pirogue pour se rendre sur l"ile de Firane où a lieu l'étape du jour.

 

Courir sur une île est toujours un moment particulier. Le point de départ et la ligne d 'arrivée sont pratiquement au même endroit mais c'est 7 kilomètres qui ont été courus ce matin et contrairement aux autres étapes : elles ne seront pas encouragées sur le parcours, elles seront seules, livrées à elles mêmes dans ces paysages grandioses. Courir est souvent un moment propice à la réflexion, aux souvenirs et parfois même à la prise de conscience des choses de la vie. Ici, dans cette immensité, les gazelles évoluent en solo ou en petit groupe mais l'athmosphère qui plane sur ce parcours est nécessairement un moment de repli sur soi. On écoute son cœur battre, le bruit de sa foulée sur le sable mélangé à quelques cris d'oiseaux et cette petite brise qui rafraichit en début d'étape avant que le soleil ne monte dans le ciel et chauffe plus qu'il ne réchauffe.


Le départ qui a été donné au pied d'un baobab sacré a été l'occasion de rappeler les us et coutumes autour de ces valeurs mystiques. Une cérémonie se déroule tous les ans à cet endroit avant la saison des pluies en juin afin d'implorer les forces divines. La récolte est primordiale pour le bétail et les cultures et depuis quelques années, les pluies se sont faites plus rares.


Le parcours proposé était assez roulant et c'est Amélie BLASSELLE qui a confirmé sa suprématie au classement général. Aux places d'honneur on retrouve les mêmes coureuses que la veille à savoir, à la deuxième place, Marina GAUTHIER puis Marylène AUBREE. Un duo composé de Fabienne HERY et Adelaide ROSSIGNOL a franchi main dans la main la ligne aux quatrième et cinquième place.
C'est au milieu de nulle part qu'était déposé le ravitaillement de la mi-course. Le parcours propose de grandes étendues désertiques au bord d'un long fleuve tranquille. Un parcours propice à un certaine détente spirituelle dans un effort néanmoins très présent. Sur cette ile il n'y a aucune habitation, simplement quelques troupeaux de zébus, quelques chacals et une foultitude d'oiseaux, cormorans, pélicans...

 

La ligne d'arrivée a été rythmée par les djembés des femmes du village de Simal qui s'organisent tous les ans pour accueillir les coureuses lors de cette belle étape.


L'après-midi est consacré à la rencontre des familles de Simal. Des mères de familles sont venues chercher les gazelles afin de partager le thé et discuter entre femmes. Un moment d'échange sur les différences culturelles entre la France et le Sénégal et parler aussi de la condition féminine de leurs pays respectifs.

 

Des conditions pas toujours faciles basées sur la famille et le travail avec une place difficile à trouver dans la société. Comment se portent les femmes au Sénégal ? C'est en résumé la question posée au Groupe de Travail sur la discrimination contre les femmes dans la législation et dans la pratique lors de la venue d'une mission de l'ONU très récemment à Dakar.


"Nous nous battons pour la promotion de la femme, pour que la femme occupe la place qui lui revient dans l'espace politique sénégalais." lançait à la presse Madame Adji Mbergane Kanouté qui est un véritable exemple de femme sénégalaise émancipée, à la fois femme politique et militante engagée, en plus de son travail de cadre au port autonome de Dakar.


Cette visite de 10 jours a été sanctionnée par une conférence de presse à Dakar. Madame Kanouté était à la tête de cette commission qui a permise de mettre en lumière ces difficultés.

 

Avant le diner, une projection de photos a été proposée par Christophe ANGOT, le photographe officiel de la course. L'occasion de se revoir et revivre ces trois premiers jours déjà bien remplis d'émotions.


A demain pour une étape contre la montre à travers des puits de sel, une belle journée en perspective..

Classement étape 3

Classement général après 3 étapes