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L'île de Falia.

Ce matin comme tous les matins, nous reprenons la pirogue qui nous amène vers l' île de Falia. toujours un peu plus loin sur le fleuve Saloum. On pourrait appeler cette île l 'île aux coquillages, tellement le sol en est jonché. Une heure de traversée plus loin, nous posons les pieds sur ce fameux sol. Le départ est donné à l' entrée du village et la course est aussi belle que la veille, peut être même encore plus belle. Longer une plage les pieds dans la mangrove, monter des dunes de sable pour mieux toucher l' écorce de ces arbres symbolique du pays de la Teranga (hospitalité) : les baobabs, et s' enfoncer encore dans la végétation de la mangrove. Traverser des étendues de sables désertiques, slalomer les chaussures remplies de sable, et arriver enfin à l' école élementaire de Falia.
Un nouveau compagnon de course s' est invité sur la parcours et sur l' île entière : le vent.
Ici, on dira en sérère « Akégnalé a Mayamay », ou en français que le vent souffle fort.
Il ralentit certaines foulées et assèche les bouches de nos gazelles. Mais c' est pour mieux apprécier le serrage des mains et les embrassades des enfants qui les attendent avec impatience devant leur belle école.

Les gazelles trouvent un second souffle pour venir danser avec les mamans du village autour du grand arbre de la cour. La distribution peut ensuite commencer classe par classe, crayon par crayon et sourire par sourire. Ces moments restent tout autant fabuleux que les jours précédents pour nos vogueuses des îles... Vous penserez peut être encore des chants, des jeux, des cahiers et des stylos. Mais que de joie, de rire et de partage. Comment se lasser de cela. Impossible ! Demain elles revivront la même chose avec de nouveaux écoliers sur une autre île encore un peu plus loin : celle de Niodior.

Les pirogues repartent vers le bivouac de midi sur l' île de Dionewar où les filles pourront se reposer les pieds dans l' eau salée du fleuve avant de rejoindre le campement en début d' après midi à Palmarin.
En fin de journée un tournoi de lutte sénégalaise est organiser sur la plage et le vainqueur repartira avec 50kg de riz !

Que le meilleur gagne.

(NDLR* : Yoyo le lutteur blanc n' est pas inscrit !)

 * Note de la rédaction

A demain pour une nouvelle histoire.

Portrait.

Une petite tache orange fluorescente est dans le peloton de la sénégazelle. Ce petit sac à dos orné d' une croix rouge est omniprésent, à faire les cent pas, des « va et vient » de l' avant de la course à la lanterne rouge. Les cheveux au vent, dans le vrombissement de son quad, Cathy, l' infirmière de la course veille. Avec le médecin elle organise le poste médical de l' événement pour prévenir et parfois intervenir afin que chacune puisse profiter au mieux de cette semaine en terre souvent inconnue. Au campement de Simal ou à Foundiougne, le staff médical propose ses services de 6h30 le matin jusqu' au départ de chaque épreuve. La Pathologie est bien souvent la même avant tout la gestion des ampoules aux pieds, les problèmes digestifs parfois et le suivi des traitements en cours. L' infirmerie est aussi un lieu où l' on se confie. Depuis 2012 Cathy Hamon reçoit ainsi les impressions et les doléances des coureuses. Diplômée de l'école d' infirmière de Dinan, elle est en poste au CREPS de Dinard, plus particulièrement attachée au pôle espoir national de volley ball. Son goût pour le partage, la solidarité et son envie de voyage l' ont naturellement amenée à se rapprocher de l' association « Bretagne outdoor » qui lui confie des missions depuis 2012. Croiser ou mieux encore partager un moment avec Cathy (de la sénégazelle) c' est l'assurance de trouver une écoute et à tous coups profiter de son sourire apaisant.

Classement.