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Déjà ... mercredi !

Déraciner pour faire renaître...

 

Une fois encore Monsieur Thiam qui nous accueille, cette semaine avec l'ensemble de ses autres collègues de l' école primaire de Simal, a posé la formule juste.
Comme un symbole en effet que cet arbre, qui s' est couché comme nous arrivions construire deux nouvelles salles de classe. Ce tronc solide mais par trop hospitalier à l 'égard d' une imposante colonie d' abeilles menaçantes. Le grand végétal, celui à l' ombre duquel les enfants avaient l' habitude de prendre leur petit déjeuner du milieu de matinée, a plié sa carcasse enfumée de cahoutchouc. Chaque matin, comme nous arrivions en sifflant, ur ce chantier solidaire, nous avions pour lui respect et presque déférence . Ce laborieux compagnon de tant de vies scolaires depuis 1963, date de la création de l' école du village était devenu notre compagnon de chantier. Tous les jours nous l'avons vu plier, brûler, et se consumer doucement pour offrir en guise de dernier salut ses cendres pour le thé de l'équipe chargée de l' exécuter. Découpée puis fagottée, l' écorse généreuse de ce Cajou sous lequel tous les enfants se sont abrités du soleil brûlant a quitté les lieux d' une bien belle carrière.

Curieux et attentifs à son crépuscule, la Batirun a décidé d 'un seul élan, de doter cette cour de trois nouveaux arbres qui seront plantés en même temps que les deux nouveaux abris qui seront inaugurés par les autorités locales et les bâtisseurs eux mêmes.

 

Autour des quelques branches qui subsistent, des dames s'étaient données rendez vous pour un travail ponctuel commandé par les instituteurs. La mission de ce petit contrat à durée déterminée était d' acheminer de larges bassines d' eau vers le sol des deux classes qui a été tassé en fin de matinée. Pour 8 lourdes bassines un salaire de 700 francs Cfa (environ 1 euro 20). Ce genre d'opportunité ne se manque pas ici où le travail rémunéré est rare. Cet après midi la troupe des batirunners va s' éparpiller dans le village à la rencontre de quelques famille. Les coureurs puourront ainsi autour d' un thé sucré, et encore sucré approcher encore d 'un peu plus près les conditions de vie de ce village.

Ce soir La Batirun traverse le bras du fleuve pour aller courir sur l' île de Firane que nus pouvons observer depuis le campement.

Le mot du Directeur de course

Aujourd'hui une étape surprise qui s'est déroulée de nuit sur l'ile de Firane située à 15 minutes de pirogue de notre lieu de séjour, l'écolodge de Simal.
Une distance courte avec deux lieux de départ différents pour les randonneurs et les marcheurs, mais un parcours identique pour tous les concurrents. Ils ont effectué un aller/retour entre deux grands feux espacés de deux kilomètres et demi soit 5 kilomètres "by night" à la lueur des frontales.
Le départ général a été donné à 19h00 précise, quelques minutes avant le coucher du soleil qui dégageait des couleurs rouge, rose, violet au grand bonheur des yeux.
Sur le trajet aller, le peloton s'est vite étiré jusqu'au demi-tour matérialisé par un premier feu de bois mis en place par l'organisation. Aucun obstacle, aucun trou, une longue ligne droite de 2,5 kms. Sur le retour, les coureurs se croisent et s'acclament dans l'obscurité. Une belle ambiance que l'on a retrouvée sur toutes les étapes depuis le début du séjour.
Côté résultat, c'est le trio habituel qui est arrivé dans l'ordre actuel du classement général à savoir William PERONNE sur la plus haute marche du podium, suivi de Wilfrid LEGEARD et Victor PEIGNE. Côté féminines, idem, un trio composé de Claire HIRT, Laurence DAHMEN et Barbara MAZOTTI a franchi la ligne d'arrivée main dans la main.
Cette étape de nuit était une première pour la plupart des concurrents. C'est une atmosphère envoûtante, sans bruit, juste le clapot des vagues du fleuve et le cris de quelques oiseaux effrayés. Mais une étape qui restera gravée dans beaucoup d'esprit. A demain pour une quatrième qui permettra de retrouver la brousse sénégalaise. A demain...

Classement étape 3 - Ile de Firane

Classement général