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Alors que l'édition 2012 vient de fermer ses portes, les gazelles ont regagné leur foyer en emportant dans les bagages allégés des kilos de fournitures scolaires tant attendues par les enfants sénégalais, des tonnes de souvenirs et de belles émotions à faire partager. Un grand BRAVO à toutes et RDV en 2013 pour une nouvelle édition! 
L'île engloutie PDF Imprimer Envoyer
s2_0213_campementOn devine une langue de sable couchée sous la coque des pirogues. Nous traversons l’estuaire du Saloum à l’invitation de l’océan. Sur la proue en bois rouge de la fière embarcation, on peut lire « Merci Maman » (Chaque pirogue au Sénégal est un but et s’enorgueillit de son patronyme). Celle ci prend la mer aujourd’hui avec cinq autres frégates Africaines. Les gazelles ont quitté le calme du fleuve et ses lumières hésitantes pour la force et l’autorité de l’océan. Les embruns sont tenus à distance maintenant que le tronc d’arbre creusé a retrouvé sa stabilité. Un dernier regard en arrière pour découvrir les volatiles coiffés de leurs larges ailes les 1 500 pirogues aux couleurs vives de djifer … et nous allons enfin pouvoir donner un nom à cette seconde édition de la Sénégazelle des îles.

s2_0214_four_poisson Nous sommes au sud du pays à quelques miles de l’enclave Gambienne, nous sommes chez les pêcheurs, marins. Ici, on ne taquine pas le poisson. On le piège et c’est du lourd. On parle de Tioff bien sûr mais aussi de "capitaine, de mérous et même de pieuvres." Sur cette plage striée par l’ombre des étraves des navires au nez pointus, tout est calme aujourd’hui.

 On se souvient pourtant de ce jour de 1985 où une vague plus forte que forte a coupé la pointe de Sangomar et en a édifié une île. Elle a ensuite plié sous le tempérament du courant océanique et la volonté d’en découdre d’un fleuve Saloum qui se jette généreusement dans l’Atlantique.

Le petit ilot est aujourd’hui recouvert et le clapot tranquille continue de toiser la houle parfois déferlante. Avalé ce point de passage, nous continuons notre route vers SANGOMAR : l’île du diable.

Notre navire fluet au moteur japonais qui s’affirme d’une mauvaise toux, nous pose délicatement sur le sable de cet endroit magnifique, c’est notre bivouac pour les trois jours à venir… Nous dormirons ce soir sous cette belle étoile qui éclaire toujours l’île engloutie.

 
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