| Une île plus loin… |
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Un premier groupe constitué de randonneuses (plus nombreuses ce matin !), ainsi que l'avant garde du staff quittaient la plage de sable blanc vers Falya ou Falia selon l'inspiration du peintre des proues de pirogues.  Des hérons pensifs venaient nous saluer ça et là dans la mangrove épaisse et la lumière enfin venue, les reflets des vives couleurs de nos coques tutoyaient une beauté rare.
La trace des t-shirts roses n'a nullement changé les habitudes de ces villgeois paisibles, attentifs et définitivement libres. Moustapha et son copain footballeur nous racontaient leur histoire de gamins de 16 ans sur la petite île. Ils sont fans des joueurs Sénégalais évoluants en Ligue 1 avec une préférence particulière pour Kader Mangane du Stade Rennais et bien sûr Moussa Sow qui évolue au LOSC (Lille olympique Sporting Club). Aissatou, la femme du piroguier, préparait le thé à la menthe devant sa petite maison près du port. Elle semblait contente de cette visite annuelle de la Sénégazelle et de notre flanerie dans le village. Plus loin, au dernier kilomètre, les vestiges d'un campement touristique qui ne sera jamais achevé, découvrent une autre attraction qui semble attendre son premier visiteur. Le circuit touristique de Falia n'affiche qu'un panneau d'informations rouillé mais instructif sur la faune et la flore locale. Les tumulus de coquillages pouvant atteindre 10 mètres de haut disputent la vedette aux palmiers datiers, à la mangrove ou encore aux singes annoncés aux  "étrangers". Le petit pont de bois posé sur la végétation ne semble, lui aussi, n'avoir accueilli que peu de passagers... Cette petite île est décidemment tranquille, et si elle voulait le rester tout compte fait?... L'école élémentaire au bout d'un gué était aussi habitée des mamans et des danseuses du village ornées de leurs plus beaux boubous... Au programme de l'après midi dite "libre" : une sieste réparatrice pour les organismes un peu fatigués puis des combats de lutte Sénégalaise avec des lutteurs professionnels et enfin la projection, au "Ciné Saloum" du film de la Batirun. Demain : c'est le long pont de bois de Mounde qui nous attend. Un ouvrage magnifique que les coureuses n'auront certainement pas le temps de déguster, puisqu'il se situe seulement deux kilomètres après le départ de l'étape.  Â
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