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Alors que l'édition 2012 vient de fermer ses portes, les gazelles ont regagné leur foyer en emportant dans les bagages allégés des kilos de fournitures scolaires tant attendues par les enfants sénégalais, des tonnes de souvenirs et de belles émotions à faire partager. Un grand BRAVO à toutes et RDV en 2013 pour une nouvelle édition! 
Une île plus loin… PDF Imprimer Envoyer

s2_0215_ile_faliaNous sommes partis avant le soleil, ce matin. Seules les tentes mauritanniennes qui nous abritent depuis lundi reflétaient les lueurs d'un jour timide. Le son des moteurs de nos pirogues nous alertaient sur l'heure proche de l'appareillage précoce.

Un premier groupe constitué de randonneuses (plus nombreuses ce matin !), ainsi que l'avant garde du staff quittaient la plage de sable blanc vers Falya ou Falia selon l'inspiration du peintre des proues de pirogues.

 

Des hérons pensifs venaient nous saluer ça et là dans la mangrove épaisse et la lumière enfin venue, les reflets des vives couleurs de nos coques tutoyaient une beauté rare.

s2_0215_falia_puisAu sortir d'un des méandres du fleuve, un minaret semblait vouloir percer le ciel encore terne. À peine stoppées par le sable, les premières gazelles pouvaient deviner le son très présent d'une récitation coranique. Dans une petite maison aux volets de tôle, des enfants du village, voile sur la tête pour les jeunes filles, répétaient inlassablement la ponctuation d'une lourde règle sur un grand tableau. L'écriture du prophète dirigeant de droite à gauche la main du maître, mais très étonnement devant le regard fixe de ces petits êtres à peine sortis d'un sommeil trop court.

La trace des t-shirts roses n'a nullement changé les habitudes de ces villgeois paisibles, attentifs et définitivement libres. Moustapha et son copain footballeur nous racontaient leur histoire de gamins de 16 ans sur la petite île. Ils sont fans des joueurs Sénégalais évoluants en Ligue 1 avec une préférence particulière pour Kader Mangane du Stade Rennais et bien sûr Moussa Sow qui évolue au LOSC (Lille olympique Sporting Club). Aissatou, la femme du piroguier, préparait le thé à la menthe devant sa petite maison près du port. Elle semblait contente de cette visite annuelle de la Sénégazelle et de notre flanerie dans le village.

Plus loin, au dernier kilomètre, les vestiges d'un campement touristique qui ne sera jamais achevé, découvrent une autre attraction qui semble attendre son premier visiteur. Le circuit touristique de Falia n'affiche qu'un panneau d'informations rouillé mais instructif sur la faune et la flore locale. Les tumulus de coquillages pouvant atteindre 10 mètres de haut disputent la vedette aux palmiers datiers, à la mangrove ou encore aux singes annoncés aux ã€€"étrangers". Le petit pont de bois posé sur la végétation ne semble, lui aussi, n'avoir accueilli que peu de passagers... Cette petite île est décidemment tranquille, et si elle voulait le rester tout compte fait?...

L'école élémentaire au bout d'un gué était aussi habitée des mamans et des danseuses du village ornées de leurs plus beaux boubous...
Quelques danses et chansons plus tard, les regards se croisaient dans les petites salles de classe. Le chemin s'est encore prolongé ce matin, il est à son point de non retour, comme on dit en navigation. Le point qui détermine que la route peut se poursuivre vers les enfants des îles du Gandul et du Saloum.

Au programme de l'après midi dite "libre" : une sieste réparatrice pour les organismes un peu fatigués puis des combats de lutte Sénégalaise avec des lutteurs professionnels et enfin la projection, au "Ciné Saloum" du film de la Batirun.

Demain : c'est le long pont de bois de Mounde qui nous attend. Un ouvrage magnifique que les coureuses n'auront certainement pas le temps de déguster, puisqu'il se situe seulement deux kilomètres après le départ de l'étape.

 

 

 
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