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Alors que l'édition 2012 vient de fermer ses portes, les gazelles ont regagné leur foyer en emportant dans les bagages allégés des kilos de fournitures scolaires tant attendues par les enfants sénégalais, des tonnes de souvenirs et de belles émotions à faire partager. Un grand BRAVO à toutes et RDV en 2013 pour une nouvelle édition! 
Pirogue de l'urgence. PDF Imprimer Envoyer

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Un filet d'eau régulier coulait paisiblement le long de notre coque. La sonnerie du téléphone portable de notre piroguier retentissait ! C'était pour le dérouter de sa mission « sénégazelle Â» du jour et l'enjoindre de regagner son île Falya au plus vite.

Aïssatou, la tante du jeune homme venait de donner naissance à son deuxième enfant mais l'accouchement ne s'était pas déroulé de la meilleure façon, la maman déclenchant une hémorragie qui nécessitait des soins urgents.

 

 

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Sur la petite île de pêcheurs et de ramasseurs de coquillages il y a bien un dispensaire mais sans médicaments et pas davantage de médecin. Ici nous disait Mamadou même les évacuations ne sont pas toujours permises, il faut faire le plein du moteur ( 30 000 F Cfa) et ce n'est bien sûr pas tout le monde qui peut en assurer la dépense. Ici, la carte « vitale Â» porterait bien son nom !

Moteur au ralenti, nous approchons du ponton, la combustion finit par s’étouffer et nous voyons arriver vers notre étrave, encore sur son élan, deux femmes, la grand mère avec le nourrisson enfoui dans son boubou et son amie. Elles nous annoncent une charrette au galop transportant la maman allongée en hâte sur un matelas et la sage femme qui l'avait assistée toute la matinée.

s216_femme_charetteCette dernière encore gantée de latex avait les traits inquiets ce qui ne tardait pas à créer, dans la pirogue du hasard, une certaine angoisse. Notre mission dès lors : regagner au plus vite Niominka, à quelques 40 minutes de navigation. Là bas, on pourrait prendre en charge la jeune femme consciente mais très affaiblie.

Cette liaison effectuée dans le silence que nous imposait notre désarroi nous parût interminable. Une autre charrette venue à notre rencontre sur la plage libérait notre inquiétude et nous conduisait maintenant à espérer.

Deux heures plus tard notre piroguier venait nous annoncer de bonnes nouvelles de la santé de cette jeune maman et de son fils. Le petit garçon dont on dira peut-être plus tard au village qu'il a fait de la pirogue à peine âgé d'une heure, sera baptisé jeudi prochain comme le veut la tradition, ici.

 

 

 
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