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BANDIPUR

C’est forcément une journée particulière, celle de la première étape. C’est un projet mené depuis des mois, des actions, des entraînements et certaines attendent de concrétiser cette aventure depuis deux ans... L’impatience se mêle à la curiosité, parce qu’aujourd’hui, comme chaque jour d’ailleurs, il y aura des surprises.

 

Cela commence par un réveil qui sonne très tôt pour embarquer dans les bus qui vont emmener la Tribu à destination de Bandipur.

 

Inutile d’essayer d’imaginer ce que représentent cinq heures de trajet dans cette région. Déjà parce que nous ne pouvons pas parler en kms, cela ne veut rien dire ici, et qu’en terme de délai, tout dépend de la densité de circulation, s’il n’y a pas d’imprévu sur la route indépendant de notre volonté : certains incidents peuvent bloquer les routes pendant des heures. Et cette année, c’est l’état de la route est qui clairement en mauvais état. Bien que les chauffeurs soient habitués et performants, cet épisode restera gravé. Après une pause à mi-parcours, on repart et c’est un réel soulagement de pouvoir enfin stationner au pied du petit village perché au sommet d'une colline à 1 000 m d'altitude entre Kathmandu et Pokhara.

 

Ce sera notre lieu de villégiature pour deux jours et la rencontre de deux écoles dont l'une est très à l'écart et difficilement accessible. Cette école isolée sera l'étape du jour qui sera courue en début d'après-midi.

 

Bandipur est une ancienne cité prospère qui nous offre un panorama sur Langtang, le Ganesh Himal, Manasulu et la chaîne de l’Annapurna.. C'est aussi un ancien lieu de commerce situé au carrefour des routes venant de l'Inde et du Tibet, ce qui en fait un endroit très riche historiquement. Ce petit village est un écrin posé sur la crête de cette colline dominée par le temple de Mahalaxmi Mandir. Il n'y a qu'une seule rue, elle est fleurie quotidiennement par les habitants. Sans accès à tout engin motorisé, le temps est suspendu et laisse une impression de décor de film dont les participantes à la Sénégazelle au Népal sont les héroïnes du jour.

 

Après le déjeuner, le départ est donné devant l'hôtel dans la rue principale pour rejoindre l'école TRIBHUVAN PRATHAMIK.

C'est une petite trentaine d'élèves qui attendent les coureuses. Nous avons pu constater une baisse de l'effectif de cette petite école, cela étant nous savons aussi que d'autres petites structures sont parsemées dans les montagnes, sans doute l'évolution des chemins qui peu à peu se transforment en route et donc facilitent l'accès à des hameaux jusqu'alors isolés.

 

Chacune d'entre elle a été accueillie avec un collier de fleurs et le traditionnel tika de couleur rouge apposé sur le front afin de porter bonheur. Le tika est créé à partir d'une poudre de curcuma séché, mélangée à de la chaux, de l'eau et éventuellement quelques grains de riz...

 

Ce n'est pas la course que retiendront aujourd'hui les concurrentes mais l'accueil préparé par les parents d'élèves et aussi cette classe avec sans doute la plus belle vue, une vue imprenable sur toute la vallée. Les élèves qui ne sont pas attentifs et qui regardent par la fenêtre seront excusés.


Côté course, c'est Laurence ZIGLINI qui a franchi la première la ligne d 'arrivée suivie de Virginie LEFEUVRE qui arrive en seconde position. Corinne MATTON complète le podium du jour. C'est une première étape, pas facile, courte avec une succession de côtes assez physiques et chacune des concurrentes a franchi la ligne d'arrivée avec un large sourire.


Soirée détente avant une journée très chargée. Demain le départ de l'étape du jour sera donné au pied d'un petit temple dédié à Shiva et proposera beaucoup de dénivelé positif.

photos Anne Gallée

Classement de l'étape du jour