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BUGAMATI

Les concurrentes sont montées dans les bus qui les attendaient à la sortie de l’hôtel, tôt ce matin, pour se rendre à une dizaine de kilomètres de là. Des embouteillages, une ville qui grouille déjà et peu à peu, la route grimpe et éloigne de l’urbanisation intense pour arriver sur un plateau, surplombé par un temple bouddhiste. Au fil des ans, cet endroit étonnant est sanctuarisé et c’est de là que Jean-Michel lance le dernier « top départ ».


Les randonneuses partent les premières et disparaissent au premier virage dans une descente qui n’en finit pas, rattrapées assez vite par les coureuses. Puis, une route remonte vers ce qu’il reste de campagne dans laquelle le groupe s’engage. C’est très étonnant de, à nouveau, marcher sur les bordures des rizières (en faisant bien attention à ne pas glisser, il est encore tôt et l’humidité règne, ce qui rend le terrrain glissant). Etonnant aussi de retrouver les champs, où les femmes sont déjà au travail et ne manquent pas de lever la tête en souriant, des petits signes amicaux, des mains jointes « namaste ». A mi-parcours, le tracé traverse un village profondément marqué par le dernier tremblement de terre et dont les vestiges moyenâgeux ont été ébranlés.


Et voilà, plus loin, un peu plus haut, c’est l'école KYRYABINAYAK et la dernière ligne d’arrivée.


Cet établissement est très grand et accueille plus de 550 enfants. Il a une double particularité : il est doté d’un internat et il accueille des handicapés physiques et mentaux, exemple très rare au Népal. Le Directeur s'active pour trouver des partenariats afin de faire exister cette école et nous nous y rendons chaque année.

 

Ici, beaucoup de classes alors, c'est par petits groupes que ces dames pourront distribuer les dotations et passer un moment de complicité avec les enfants.

 

Côté course, c'est Laurence ZIGLINI qui est arrivée en tête. Très vite, Lucie RANGEARD suivie de Virginie LEFEUVRE et Morgane PELLE, main dans la main, franchissent le portail de l'école. Comme le veut la tradition, chaque participante reçoit la tika et le collier de fleurs. L'organisation a choisi cet instant pour qu'une médaille de Sénégazelle au Népal 2022, soit mise autour du cour de chacune par un des élèves, une médaille en bois fabriquée au Sénégal (petit clin d'oeil à la Sénégazelle). 

 

Sur chaque édition de ce type de course, il est deux étapes particulières. La première parce que c'est, enfin, la concrétisation d'un projet mené depuis de longs mois et la découverte. La dernière, parce que cela signe la fin de l'aventure. Les émotions se sont accumulés...et la fatigue...

 

Il est temps de regagner les bus qui ramènent à l'hôtel. Une belle soirée clôture ce séjour sportivo-solidaire avec la remise du trophée au trio gagnant au classement général : Laurence ZIGLINI, Lucie RANGEARD et Virginie LEFEUVRE.

 

C'est l'ensemble du groupe qui est à féliciter pour son engagement.

 

Déjà, au départ de Roissy, le 25 octobre dernier, s'est glissé un oeil qui a pour mission de réaliser un film qui tente de résumer cette expérience. C'est une première au Népal pour Nicolas Planchot et, c'est au cours de cette soirée, qu'il présente l'ébauche de son travail. Tout y est, les émotions, les rires, les larmes, les regards, les chemins parcourus, et tout cela dans des décors magnifiques.

 

Une bonne nuit de sommeil s'impose avant de reprendre, demain, la direction de l'aéroport de Kathmandu et d'entamer cette longue journée de voyage pour revenir à Paris.

 

 

 

photos Anne Gallée

Classement de l'étape du jour